Le numérique au cœur de la performance logistique

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L'activité logistique est fondée sur le pilotage des flux physiques par les flux d'information.

Elle s’appuie massivement sur les NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication). Le concept même de Supply Chain implique la circulation de l’information entre les différents acteurs.

C’est un assemblage toujours renouvelé d’outils et technologies hétérogènes (réseaux de télécommunications, logiciels, dispositifs physiques d’identification et de traçabilité, informatique embarquée) qui permet le pilotage informationnel des marchandises tout au long de la chaîne logistique.Certaines de ces technologies ont été conçues, mises au point et développées en réponse aux besoins spécifiques des acteurs de la logistique : Echange de données informatisé ou EDI, logiciels de gestion des entrepôts (WMS) ou des tournées pour le transport (TMS). D’autres sont «transversales » : ainsi les ERP concernent la plupart des fonctions de l’entreprise, voire «génériques » (géolocalisation, 3G ou wifi).

En Occitanie, le cluster Digital 113, est le pilier de la filière numérique avec plus de 1 000 entreprises et start-up. Il fédère tous les acteurs de l’économie et de l’innovation, et fait bénéficier à ses adhérents d’une plus grande proximité avec les laboratoires de recherche, les grands groupes, les pôles de compétitivité.

Les outils et technologies mobilisés par les logisticiens

Pour la gestion et l’optimisation :
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Les ERP (Enterprise Ressource Planning) qui possèdent des modules dédiés à la gestion quotidienne de l'activité logistique,

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Des logiciels spécifiques permettant la gestion d'entrepôt (WMS et WCS), la traçabilité,l'optimisation de trajets ou de tournées (TMS) ou encore l'optimisation du remplissage des véhicules (simulation 3 D).

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Logiciels de gestion et mise en relation des flux multi-acteurs accessibles par web(plateformes partagées de gestion), indispensables pour la mutualisation des transports et la massification qui en découle.

Pour la communication et les échanges inter-entreprises

L’implication de multiples acteurs dans la gestion de flux physiques de plus en plus tendus (pilotage par l’aval) a entraîné une augmentation très importante du nombre d’informations échangées.

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L'Échange de Données Informatisé (EDI), qui autorise le transfert de données structurées selon des messages préétablis et normalisés, s'est progressivement imposé comme moyen technique de transmission de l'information. Il cède maintenant progressivement la place à XML, un protocole d'échange plus flexible.

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La création de portails Web permet un accès et un partage immédiats de l'information.

Pour l’identification et la traçabilité

Au code à barres succèdent des moyens de lecture comme le QR Code, la RFID et le tag Bluetooth, qui permettent de synchroniser la communication des écosystèmes (flux d’informationet flux physiques) et d’établir une compatibilité des systèmes d’échange des données.

De nouvelles technologies prometteuses

L’impression 3D : un impact ambivalent sur le secteur de la logistique et des transports

Longtemps largement déterminée par le coût de la main d’œuvre, la localisation des unités de productions (et donc les flux induits) peut être de plus en plus influencée par l’évolution des technologies industrielles, la nécessité de réduire les impacts environnementaux, et un possible basculement vers un approvisionnement en matières secondaires (économie circulaire) et non premières.

L’impression 3D pourrait aussi permettre de limiter les stocks dans les entrepôts, sans pour autant peser sur la disponibilité des produits commandés.

Cette révolution annoncée peut être une nouvelle opportunité de diversification pour les prestataires logistiques qui se sont déjà, pour certains, rapprochés considérablement du monde industriel (à l’exemple de Daher) ou qui exécutent pour le compte d’industriels des opérations de logistique de soutien (SAV et maintenance). Ainsi, l’impression 3D apparait comme une diversification à fort potentiel pour les services postaux.

L’internet des objets ou IoT (Internet Of Things)

L’Internet des Objets est un réseau de réseaux qui permet, via des systèmes d’identification électronique normalisés et unifiés, et des dispositifs mobiles sans fil, d’identifier directement et sans ambiguïté des entités numériques et des objets physiques et ainsi de pouvoir récupérer, stocker,transférer et traiter, sans discontinuité entre les mondes physiques et virtuels, les données s’y rattachant. » Source : « L’Internet des objets » de Benghozi, Bureau et Massit-Folléa.

Dans ce domaine plein d’avenir, l’Occitanie dispose d’un pole important. Le « Campus IoT Valley », installé sur 20 000 m2 à Labèges, dispose d’un incubateur, d’un accélérateur, d’un cluster dédié et d’une centaine de start-up et entreprises innovantes, comme la pépite des télécommunications Sigfox. Il s’agit d’un « living lab » à grande échelle, tout entier voué à la transformation digitale

La Blockchain

La Blockchain est conçue pour apporter des solutions aux écosystèmes complexes où il n’y a pas d’acteur central, où les acteurs qui collaborent ne se font pas naturellement confiance, où l’accès à la donnée doit être centralisé et où la protection des données est essentielle. C’est le cas de la logistique.

La Blockchain apporte, de plus, une réponse aux nouvelles tendances de consommation qui complexifient la chaîne logistique : recherche de transparence et sécurité par les consommateurs,multiplication des points de livraison.

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Une traçabilité peut être étendue jusqu'à l'unité de conditionnement.

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La traçabilité du produit : chaque évènement qui concerne un produit donné (production, transformation, transport, entreposage, livraison, etc.) est consigné, sous la forme d'unetransaction, dans la Blockchain.

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La traçabilité documentaire : la Blockchain a vocation à stocker des preuves de l'existence dedocuments.

Vers un système logistique global, ouvert, et complètement intégré : l'Internet physique ?

Le concept de l’Internet Physique correspond à un réseau des réseaux logistiques, formant un système global, ouvert et interconnecté. Celui-ci s’appuierait sur plusieurs « briques » :

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des contenants standardisés de différents formats, modulables et traçables (π-containers),

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des hubs ouverts où ces conteneurs seraient réorganisés et redirigés selon les moyens de transport disponibles,

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des moyens de transports partagés reliant chaque hub,

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des protocoles de communication communs, permettant une transmission fluide d'information entre π-containers, gestionnaires de hubs, prestataires de transports, chargeurs et destinataires.

La question de la gouvernance d’un tel système, et donc de la répartition des rôles public-privé et entre acteurs du marché, reste cependant largement ouverte.

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